La toux de chenil ou trachéobronchite infectieuse est une maladie très contagieuse qui touche les chiens et qui, comme son nom l’indique, se traduit par une forte toux.

On l’appelle “toux de chenil” du fait de sa très forte contagiosité qui implique un risque encore plus élevé de contracter la maladie en chenil ou en tout lieu où les chiens se retrouvent en grand nombre (vie en collectivité, rassemblements canins…). 

Quels agents pathogènes ?

La toux de chenil est due à divers agents pathogènes viraux ou bactériens présents seuls ou associés :

  • virus Parainfluenza,
  • Adénovirus canin,
  • Herpesvirus,
  • Réovirus,
  • bactérie Bordetella bronchiseptica.

Ces virus et bactéries atteignent le système respiratoire du chien et créent une inflammation de la trachée et des bronches.

Quels symptômes ?

Cette maladie est caractérisée par une toux forte, sèche et rauque, et très souvent “émétisante” (le chien tente de vomir ou expectorer).

L’état général de l’animal est parfois altéré : baisse d’appétit, fatigue…
L’animal peut présenter de la fièvre. Des écoulements nasaux et oculaires ainsi que des éternuements sont aussi parfois observés.
Les symptômes peuvent durer plus de 2 semaines !

La cible…

Les animaux les plus fréquemment touchés par cette maladie sont les jeunes chiens qui vivent en collectivité ou qui se regroupent lors de rassemblements (chenils, pensions, meutes de chiens de chasse, rassemblements sportifs, cours d’éducation canine ou expositions….). Bien qu’ils ne soient pas la principale population à risque, les adultes peuvent aussi être touchés. Les chiens âgés ou affaiblis peuvent facilement contracter la maladie du fait de leur moins bonne immunité.

Contamination

Le chien se contamine par un simple contact “nez à nez” avec un chien infecté ou par les “aérosols” qu’émet un chien infecté en toussant ou en éternuant. Le temps d’incubation est assez court : une semaine en moyenne (délai entre la contamination du chien et l’apparition des premiers symptômes).

Est-ce grave Docteur ?

C’est une pathologie qui se soigne bien et qui est de bon pronostic à condition qu’elle soit prise en charge suffisamment tôt. Le vétérinaire prescrit à l’animal des traitements anti-tussifs et parfois des antibiotiques si l’agent responsable est bactérien ou si des surinfections secondaires sont suspectées.
Si le traitement n’est pas instauré suffisamment tôt, des complications de pneumonie peuvent survenir, pouvant conduire, dans de rares cas, au décès de l’animal.

Comment l’éviter ?

Le meilleur moyen de protéger votre chien contre la toux de chenil est la vaccination.
Celle-ci peut se faire soit par injection, soit par pulvérisation intra-nasale. Elle protège contre le virus Parainfluenza et la bactérie Bordetella bronchiseptica.
La vaccination par injection peut se faire dès l’âge de 4 à 6 semaines (selon que la mère du chiot ait elle-même été vaccinée ou non) et une deuxième injection est effectuée 2 à 3 semaines après. Un rappel annuel est ensuite nécessaire.
La vaccination intra-nasale est possible dès l’âge de 3 semaines et une dose unique suffit la première année. Un rappel annuel est ensuite recommandé.

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Pensez donc bien à faire vacciner votre chien contre la toux de chenil, maladie souvent bénigne si elle est traitée tôt, mais qui entraîne parfois des complications !
Le vaccin est généralement obligatoire si votre animal séjourne en chenil mais il est également très vivement conseillé pour tout animal qui participe à des regroupements canins (expositions, cours d’éducation canine…) ! N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

Auteurs : Drs. Caroline Allard et Magali Pernot – Vetup®